Qui a inventé l’idée folle de chercher des œufs de Pâques au milieu des chèvres et des poules ? Comment une ferme pédagogique peut-elle transformer une tradition festive en une expérience éducative et conviviale pour les familles ? Et surtout, est-ce que cela peut devenir un rendez-vous incontournable du calendrier pascal dans les zones rurales comme Rognes ? Ces questions, je me les suis posées en voyant fleurir une initiative qui mêle découverte de la nature, jeu en plein air et esprit communautaire. Dans ce dossier, je vous emmène à la rencontre de la Ferme du Brégalon et de son approche originale de Pâques, où les œufs en plastique côtoient les animaux et les rires des enfants. L’idée est née d’une envie simple: partager un moment joyeux autour d’un bol de chocolat et d’un petit cours de biologie animale spontanée, le tout sans renoncer à la sécurité, à la pédagogie et au charme d’une ferme qui accueille le public comme on accueille des amis. Autant dire que l’émergence de cette activité famille ne relève pas du simple marketing : c’est une vraie expérience de territoire, porteur d’histoires, d’apprentissages et d’échanges entre parents, enfants et éleveurs. La question centrale est désormais: comment prolonger cette énergie au-delà du week-end pascal et faire de cet événement de Pâques une pratique durable au service de la nature et de la transmission ?
En bref
- 150 enfants présents lors de la dernière édition, un chiffre en hausse qui confirme l’attrait des familles pour une chasse originale en milieu animalier.
- Un cadre naturel et pédagogique où les enfants découvrent les chèvres et d’autres animaux tout en cherchant des œufs en plastique qui se transforment en chocolats à la remise.
- Une démarche locale qui met en avant la production fromagère de la ferme et favorise le lien avec la communauté autour d’une activité ludique et éducative.
- Des techniques de jeu variées et des anecdotes de parcours qui montrent que la curiosité l’emporte sur la simple quête de récompense.
- Des perspectives d’évolution: costumes, jeux supplémentaires et aménagements du parcours pour les éditions futures.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Lieu | Ferme du Brégalon, Rognes |
| Édition | Deuxième année consécutive |
| Public | 150 enfants et leurs familles |
| Activités | Chasse aux œufs en plastique, découverte des animaux, dégustation fromage |
| Objectif pédagogique | Concilier divertissement, observation animale et éducation à l’environnement |
Section 1 : Chasse aux œufs en milieu animalier : une idée qui choque et convainc
Quand j’entends parler d’une chasse aux œufs qui se déroule au cœur d’une ferme, mon esprit bascule entre la curiosité et l’étonnement. Pourtant, l’expérience vécue à la Ferme du Brégalon est loin d’être une simple récréation. C’est une manière d’installer le cadre d’un apprentissage actif, où les jeunes visiteurs explorent non seulement les règles de jeu mais aussi les comportements des animaux et les cycles de vie qui les entourent. L’idée, née de l’initiative d’Anaïs, jeune maman et organisatrice enthousiaste, s’appuie sur un principe simple: offrir une activité famille qui sorte des sentiers battus tout en restant accessible et sécurisante. Dans ce type d’événement, chaque œuf en plastique ressemble à une petite enquête à résoudre: où se cache-t-il ? Quelle est la meilleure technique pour le trouver sans perturber les chèvres et les poules ? Et pourquoi pas, au passage, discuter avec les éleveurs de la manière dont on élève des animaux pour le fromage et le lait ?
Pourtant, l’aspect pédagogique ne se limite pas à la simple observation. Les enfants apprennent la patience et la méthode: ils adaptent leur approche, testent différentes stratégies et valorisent le travail collectif. C’est aussi l’occasion de parler de nature et de saison: pourquoi Pâques coïncide-t-elle avec le retour des beaux jours ? Comment les animaux réagissent-ils aux visiteurs, et quel est l’impact des activités humaines sur leur bien-être ? Autant de questions qui se posent naturellement lorsque l’on se retrouve entouré d’animaux et de frissons printaniers. Dans ce contexte, la ferme devient un véritable terrain d’expérimentation où l’éducation se fait par le jeu, sans jargon technique inutile. Cette approche conviviale, visible dans les échanges entre les enfants et les éleveurs, crée un espace d’échange et de respect mutuel qui s’inscrit parfaitement dans la mission d’une ferme pédagogique.
Les enfants, quant à eux, ne se contentent pas de “chercher des œufs.” Certains analyent les parcours des caches, d’autres suivent des odeurs imaginaires, et certains encore adoptent une stratégie de collaboration au sein d’un petit groupe. On observe des techniques variées: suivre les traces au sol, inspecter les zones d’ombre près des enclos, ou même s’orienter à partir des cris lointains des volailles qui annoncent parfois l’emplacement d’un œuf caché près d’un abreuvoir. Les adultes, de leur côté, jouent le rôle de guides: ils fournissent les indices, expliquent les règles et veillent à ce que tout le monde profite de la chasse sans stress. Car l’objectif n’est pas de gagner à tout prix, mais bien de partager un moment de qualité, de rire et d’émerveillement au milieu des animaux. Dans ce cadre, la nature devient le décor et l’acteur principal, et l’expérience se transforme en récit vivant que les familles racontent ensuite autour d’un café ou d’un chocolat chaud. Le succès grandissant de l’événement témoigne de cette alchimie entre ludique et pédagogique, qui attire les curieux et fidélise les habitués. Ferme du Brégalon se révèle ainsi comme une scène ouverte où l’imprévu devient le meilleur moteur de découverte.
Exemple concret: Paul, 9 ans, avance avec une détermination méthodique, explorant d’abord les zones les plus fréquentées par les animaux et revenant souvent vers un arbre d’ombre pour repérer les caches les moins visibles. Sa méthode, loin d’êtreunique, illustre l’esprit d’observation voulu par l’organisateur: observer, tester, réajuster. D’autres enfants optent pour des approches plus imaginatives: suivre “l’odeur du chocolat” comme on suit une piste olfactive, ou alors observer les adultes qui cachent et apprendre des gestes précis de cache. Chaque approche témoigne d’un apprentissage par l’expérience et d’un esprit d’exploration qui fait le lien avec les activités de la vie quotidienne: la patience, la curiosité, et le respect des animaux. Cette dynamique ne serait pas possible sans les couleurs du vivant et les signes d’authenticité que la ferme transmet. Ainsi, une chasse qui paraît légère peut devenir une expérience formatrice qui renforce le lien entre l’enfant, sa famille et le monde animal, tout en valorisant un cadre local et durable.
Une initiation ludique à la nature et au respect des animaux
La visite s’inscrit dans une logique où chaque geste a son importance: ne pas perturber les animaux, respecter les espaces de repos et privilégier une approche douce lors des interactions. Les familles repartent avec non seulement des chocolats mais aussi des souvenirs et, parfois, une discussion sur les circuits courts et la production fromagère locale. Le fait que la boutique de fromage soit ouverte pendant l’événement renforce cette dynamique éducative et économique: c’est une porte d’entrée vers une compréhension plus large du travail paysan et de la chaîne de valeur qui va du lait à l’assiette. Le sentiment partagé entre parents et enfants — celui d’apprendre ensemble dans un décor naturel — devient alors le vrai capital de l’événement et peut nourrir d’autres initiatives autour de la ferme et de ses produits.
À noter: ce type d’initiative s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une « ferme pédagogique » où l’on cherche à mêler divertissement et apprentissage, sans sacrifier la sécurité ou l’éthique. La réussite de cette édition tient en partie à la clarté des règles, au cadre sécurisé et à la variété des activités proposées autour de la chasse: ateliers, petites démonstrations et échanges avec les éleveurs complètent le jeu et donnent du relief à l’expérience. Cette approche pédagogique, ancrée dans la réalité du terrain, peut inspirer d’autres fermes qui cherchent à toucher le public familial tout en restant fidèles à leurs valeurs agricoles et éducatives.
Pour ceux qui se demandent si une telle proposition est réellement viable sur le long terme, la réponse semble positive: elle dépend surtout de l’implication locale, de la capacité à adapter le parcours aux saisons et de l’envie de raconter une histoire autour des animaux et de la nature. Le succès de l’initiative montre qu’on peut proposer une activité pascale qui soit à la fois ludique et porteuse d’un vrai message sur l’agriculture, le bien-être animal et le partage intergénérationnel. Le message porte sur l’importance d’un contact authentique avec la vie rurale et sur la nécessité de préserver un lien direct entre le public et les animaux qui nous entourent.
Pour prolonger l’expérience, la Ferme du Brégalon envisage déjà de nouvelles variantes: un lapin géant qui déplace des œufs sur son dos pour une course endiablée, et d’autres jeux qui mêlent surprise et apprentissage. Cette perspective, clairement inscrite dans le calendrier, promet de faire rayonner l’événement bien au-delà des frontières locales et d’offrir une autre occasion de retour à la nature et à la vie simple, qui fait toute la richesse d’un itinéraire pédagogique autour de la ferme et des animaux. Ferme du Brégalon et Rognes se préparent à écrire une nouvelle page de leur histoire partagée, où chaque édition devient plus qu’une fête: une véritable célébration de la nature et de l’éducation par le jeu.
Section 2 : Organisation et déroulé de l’événement à la Ferme du Brégalon
Organiser une chasse aux œufs dans un cadre où coexistent animaux et visiteurs demande un équilibrage précis entre sécurité, pédagogie et amusement. À la Ferme du Brégalon, l’organisation s’articule autour d’un esprit “do it together” où la simplicité est la clé et où chaque étape est pensée pour limiter les risques tout en maximisant le plaisir des participants. Tout commence par la préparation des paniers: des paniers faits maison, décorés de stickers que les enfants peuvent personnaliser dès leur arrivée. Cette étape, loin d’être décorative, crée une proximité avec les participants et ouvre une porte sur l’univers créatif et ludique de l’événement. Le choix des paniers est également pratique: il permet de recueillir les œufs en plastique sans encombrer les enfants et sans les pousser à courir dans des zones sensibles comme les enclos ou les pâturages. Le véritable cœur de l’activité reste la chasse elle-même, qui est organisée dans un espace délimité, sûr et accessible à tous les niveaux de mobilité. Le territoire est pensé pour offrir des cachettes variées, allant des zones ombragées près des enclos à des coins plus ouverts où les enfants peuvent se déployer sans se bousculer.
La mécanique est simple et ludique: les enfants cherchent des œufs en plastique cachés dans l’enceinte délimitée et les ramènent à Christine, la maman d’Anaïs. Là, les œufs se transforment en chocolats, une cerise sur le gâteau qui surprend et ravit les plus jeunes, tout en respectant l’esprit de Pâques. Cette étape est cruciale: elle fait le lien entre le jeu et la récompense, mais elle est aussi l’occasion d’apprendre à partager. Le va-et-vient entre les paniers et la remise permet d’instaurer une routine rassurante et de fluidifier le déroulement pour les familles. Les participants expérimentent aussi des méthodes variées pour débusquer les œufs: certains privilégient les lieux les plus fréquentés par les animaux, d’autres suivent de petites odeurs imaginaires ou encore s’inscrivent dans une compétition amicale en suivant les caches des organisateurs.
La dimension commerciale et pédagogique est renforcée par l’ouverture de la boutique de fromage de chèvre et la communication autour des produits locaux. Cette fréquentation accrue permet d’établir des liens réels avec des visiteurs qui, autrement, n’auraient pas découvert la ferme et ses activités. En termes de logistique, la planification porte sur le stock de chocolats et la gestion des flux de visiteurs pour éviter tout débordement. En 2026, les organisateurs ont dû s’adapter à un afflux impressionnant, avec plus de 150 enfants présents sur le week-end et des familles qui s’attendaient à une expérience simple et joyeuse mais qui ont trouvé là une proposition plus riche que prévu. Cette capacité d’adaptation est essentielle pour pérenniser ce type d’événement et pour faire de chaque édition une étape d’apprentissage pour les visiteurs et pour l’équipe de la ferme.
Pour ceux qui s’interrogent sur les aspects techniques: la sécurité est au cœur du dispositif. Les aires de jeu et les zones d’interaction avec les animaux sont clairement balisées. Des consignes simples et répétées sont données aux enfants et à leurs accompagnants pour éviter tout contact inapproprié avec les bêtes ou les installations. Le but est d’offrir une expérience immersive sans surcharge sensorielle ni risque inutiles. Le dynamisme du parcours réside aussi dans les anecdotes partagées par les éleveurs: les habitudes des chèvres, les bruits des poules, les routines de soins; tout cela devient un fil conducteur qui rapproche les participants de la vie quotidienne à la ferme.
En termes d’accessibilité et de continuité, l’événement s’efforce d’être une porte d’entrée à d’autres activités pédagogiques proposées par la ferme, et un sujet de discussion autour des circuits courts et de la production artisanale. Sur ce point, la fréquentation croissante et l’intérêt des familles contribuent à nourrir le débat local sur la valorisation du territoire et des savoir-faire agricoles. Pour approfondir cet aspect, je vous invite à explorer les ressources liées à la ferme et à la vie rurale, notamment les fiches d’initiation à la chèvrerie et les projets éducatifs qui peuvent être envisagés autour d’activités similaires dans d’autres régions.
En guise d’ouverture vers l’avenir, les organisateurs évoquent déjà l’idée d’un personnage déguisé en lapin géant, avec des œufs suspendus et une course endiablée pour les enfants. Cette proposition, si elle voit le jour, promet d’ajouter une touche spectaculaire tout en restant fidèle à l’esprit pédagogique et ludique qui caractérise la Ferme du Brégalon. Le parcours et les règles pourront être ajustés pour les éditions futures, afin de maintenir le cap sur la sécurité, la convivialité et l’apprentissage par le jeu. Ce type d’ajustements montre que l’événement n’est pas figé dans le temps, mais qu’il évolue avec les retours des participants et les besoins de la ferme.
Section 3 : Impact sur la ferme pédagogique et le lien avec la communauté
L’événement ne se réduit pas à une journée de fête: il agit comme un levier concret pour la ferme et pour la vie locale. En ouvrant la boutique de fromage de chèvre, la ferme transforme une simple visite en une expérience durable où les visiteurs peuvent repartir avec un produit local, discuter du processus de fabrication et découvrir les qualités nutritionnelles et les traditions fromagères de la région. Cette ouverture, sur le plan économique et pédagogique, permet d’attirer des consommateurs qui n’auraient peut-être pas franchi la porte autrement, tout en renforçant la visibilité de l’élevage et des pratiques agroécologiques qui accompagnent la production laitière, la lactation et les périodes de haute activité animale. Pour les enfants, c’est l’occasion d’assister à une démonstration de la vie rurale: le rythme des saisons, les soins vétérinaires, le travail des fermiers et le lien quotidien entre l’homme et l’animal. Tout ceci contribue à une compréhension plus nuancée de l’agriculture moderne et de ses enjeux, loin des clichés et des idées reçues.
La dynamique du lieu — ferme pédagogique, activité famille, nature — est renforcée par la communication autour des pratiques agricoles responsables et du respect animalier. Cette approche permet non seulement d’éduquer les visiteurs mais aussi d’inspirer d’autres familles à envisager des sorties éducatives locavores. Le cadre d’accueil est pensé pour faciliter les échanges: les enfants peuvent interagir avec les éleveurs, découvrir les animaux et comprendre les exigences liées à l’élevage et à la production. Le lien communautaire se tisse aussi autour des conversations entre parents, qui échangent des astuces sur l’éducation, le bien-être des enfants et les meilleures façons d’introduire les sujets agricoles à la maison. Dans ce contexte, l’événement s’impose comme un véritable vecteur de maillage local, en créant des ponts entre la ferme et les habitants, les écoles et les associations, tout en valorisant les produits et les savoir-faire du territoire.
Le succès de l’édition 2026 est un indicateur clair : les familles sont sensibles à des expériences qui offrent du sens et de la convivialité autour d’un cadre naturel. Cette énergie peut nourrir des projets futurs comme des ateliers pédagogiques autour de la chèvrerie, des visites guidées des ateliers de transformation fromagère et des expériences d’initiation à l’agroécologie. Le potentiel est grand pour transformer une belle histoire pascale en un programme récurrent tout au long de l’année, avec des temps forts autour des saisons, des fêtes et des moments où la ferme peut partager ses savoir-faire avec le public. L’objectif ultime est de préserver la sensation d’exception de l’événement tout en assurant sa stabilité et sa croissance mesurée.
En termes d’impact sur la communauté locale, la fête devient l’écrin d’une économie circulaire qui bénéficie autant aux visiteurs qu’aux producteurs. Le bouche-à-oreille et les réseaux locaux donnent à l’événement une dimension participative, qui peut s’étendre à d’autres initiatives: marchés fermiers, ateliers de cuisine à base de fromage de chèvre et visites pédagogiques pour les écoles. Ces perspectives renforcent le rôle de la ferme comme pivot communautaire, capable de rassembler et d’instruire dans un cadre agréable et sain. Le lien entre nature et culture locale est ainsi renforcé et contribue à nourrir une identité régionale fièrement portée par la Ferme du Brégalon et ses partenaires.
Pour ceux qui s’intéressent aux détails pratiques et à la manière dont l’événement s’insère dans la vie du village, il est possible d’explorer les ressources locales et les initiatives similaires qui privilégient la découverte de la nature et l’éducation par le jeu. Le chemin parcouru par l’équipe du Brégalon est révélateur: une idée simple, une mise en œuvre réfléchie et des retours de la communauté qui orientent les prochaines éditions pour les rendre encore plus riches et inclusives. Cette approche démontre que l’agriculture peut être un espace d’apprentissage vivant, où les familles rencontrent les animaux, découvrent les métiers de la ferme et s’approprient les valeurs de respect et de curiosité qui sous-tendent une société durable.
Section 4 : Témoignages et anecdotes des participants
Au-delà des chiffres et des objectifs pédagogiques, ce sont les histoires personnelles qui donnent vie à l’événement. Chaque enfant apporte son point de vue, ses astuces et ses petites victoires, et chaque parent partage un instant de complicité qui peut devenir un souvenir durable. Paul, comme mentionné plus haut, est l’un des exemples frappants: sa patience et sa tenacité illustrent ce que peut devenir une chasse bien menée lorsque l’objectif est partagé et non individualisé. Ses counters-ressources, son regard d’enquêteur et ses échanges avec les animatrices et les éleveurs montrent que l’événement est aussi une expérience sociale, où les interactions et les échanges moraux comptent autant que la quête elle-même. Sa narration met en lumière le processus d’apprentissage qui se déploie autour de la découverte, de la curiosité et du plaisir partagé dans un cadre sûr et stimulant.
Elisa, quant à elle, s’étonne davantage devant les regards des chèvres et préfère observer les animaux plutôt que de courir après un œuf. Son père explique: “C’est beau de voir comment elle se concentre sur ce qui l’entoure et prend le temps d’apprécier l’environnement.” Cet esprit observationnel est une autre forme d’apprentissage qui peut nourrir l’intérêt des enfants pour la biodiversité et le monde vivant. D’autres anecdotes évoquent les stratégies improbables: “suivre les traces par terre”, “ménager l’espace pour ne pas effrayer les animaux”, et même “suivre les personnes qui cachent les œufs” comme s’il s’agissait d’un jeu de piste social. L’excuse du chocolat, souvent citée par les plus jeunes, devient ici un simple accessoire: l’apel d’une expérience qui offre bien plus en termes d’échanges et de découvertes sensorielles et culturelles.
Les adultes racontent aussi leurs propres découvertes: la chasse devient un prétexte pour renouer avec des conversations autour de la vie à la ferme, des défis du travail agricole et des façons de conjuguer éducation et divertissement. Le cadre informel et chaleureux favorise l’échange entre générations et encourage les familles à revenir, peut-être avec des amis ou des voisins, pour partager à nouveau ce moment de détente et de bavardages sur le thème de la nature et des animaux. Le retour d’expérience, alimenté par ces témoignages, peut inspirer d’autres initiatives similaires dans d’autres fermes et contribuer à créer un véritable réseau d’activités éducatives en campagne.
La communauté locale se révèle au final comme un acteur clé de l’événement: les écoles, les associations, les artisans locaux et les producteurs laitiers trouvent ici un espace commun où partager des savoir-faire et des histoires. Le public, de son côté, repart avec des souvenirs et des compétences nouvelles, comme la manière d’observer les animaux avec respect et curiosité ou encore les notions de agriculture durable et de circuits courts. Dans ce cadre, la ferme devient un véritable lieu de vie, où chacun peut apprendre en s’amusant et s’ouvrir à une culture paysanne qui peut inspirer les familles pour les années à venir. L’expérience vécue à Rognes rappelle que l’éducation peut naître du jeu, et que le jeu, s’il est bien encadré, peut devenir une porte d’entrée vers une compréhension plus large du monde vivant qui nous entoure.
Section 5 : Vers l’avenir: projets et évolutions possibles pour 2027
Tout horizon suppose un cap, et l’année prochaine ne fera pas exception pour la Ferme du Brégalon. En regardant vers 2027, les organisateurs anticipent des évolutions qui pourraient enrichir l’expérience tout en consolidant l’esprit d’accueil et d’éducation. La première piste est d’ajouter un lapin géant comme animateur du jeu: l’idée est d’imaginer une figure amusante et interactive qui interviendrait de manière ludique, guidant les enfants vers des zones spécifiques et partageant des indices tout en restant dans le cadre sécurisant de la ferme. Cette idée, bien sûr, nécessitera une planification minutieuse afin de minimiser les perturbations pour les animaux et d’assurer une expérience inclusive pour les enfants de tous niveaux. En parallèle, un nouveau jeu pourrait être introduit: des épreuves collectives où les familles s’unissent pour atteindre des objectifs communs, renforçant le sentiment de communauté et le partage des responsabilités. L’objectif est de préserver la fraîcheur et l’enthousiasme, tout en évitant de surcharger le parcours et en restant attentif au bien-être animal.
Le volet pédagogique ne serait pas en reste. On peut envisager des ateliers complémentaires autour de la fabrication du fromage, des démonstrations de soin vétérinaire et des séances d’observation des animaux en milieu naturel. Ainsi, les visiteurs repartiraient non seulement avec des souvenirs mais aussi avec des connaissances pratiques et des outils pour comprendre le travail à la ferme et l’importance de la biodiversité. Des discussions sur les circuits courts, l’alimentation locale et l’impact environnemental pourraient être intégrées sous forme de petites conférences conviviales qui ne gênent pas l’ambiance festive du week-end. Cette orientation permettrait de transformer l’événement en un rendez-vous incontournable de Pâques, tout en restant fidèle à l’approche qui a fait le succès initial: une chasse aux œufs qui encourage l’apprentissage par le jeu, le respect des animaux, et l’amour de la nature.
La communication autour de ces évolutions serait clé. Des vidéos et des articles dédiés pourraient être diffusés sur des supports locaux et régionaux pour expliquer les nouveautés et les choix pédagogiques, tout en encourageant les visiteurs à venir découvrir les animaux et les saveurs locales. En fin de compte, l’objectif est clair: prolonger l’élan du week-end pascal, ouvrir une porte sur l’univers de la ferme et proposer une expérience durable et mémorable pour les familles. Si chaque édition parvenait à combiner plaisir, apprentissage et respect du vivant, alors la Ferme du Brégalon deviendrait un exemple concret de quoi peut devenir une activité de Pâques à la fois authentique et moderne, une véritable démonstration que l’éducation et le divertissement peuvent coexister avec harmonie.
Pour conclure sur une note qui résonne avec l’esprit du lieu, je reviens sur l’idée fondatrice: une chasse pascale où l’on cherche des œufs en plastique, mais où l’on trouve aussi des histoires à raconter, des gestes à apprendre et un lien renouvelé avec la nature et les animaux. L’aventure continue, et le mot d’ordre reste le même: profiter de chaque instant, apprendre sans imposer, et célébrer le printemps avec prudence, générosité et curiosité. Dans ce cadre, la Ferme du Brégalon et Rognes résonnent comme une preuve vivante que l’enthousiasme des familles peut nourrir une ferme tout en rendant hommage à la nature et aux pratiques agricoles respectueuses des animaux.
Les œufs en plastique sont-ils sûrs pour les animaux et les visiteurs ?
Oui. Les animaux restent à distance des zones de jeu, et les œufs sont sélectionnés pour éviter tout risque d’étouffement ou d’ingestion. Les organisateurs prévoient des consignes simples et des surveillances pour garantir la sécurité de tous.
Comment participer à l’événement si l’on est novice ?
Il suffit d’arriver en famille, de suivre les consignes et de profiter de l’accueil. Des animateurs expliquent les règles et proposent des pistes adaptées à chaque âge, afin que chacun puisse participer sans stress.
Quelles pourraient être les nouveautés futures ?
Des idées comme un lapin géant ou des jeux collectifs pourraient enrichir le parcours, tout en renforçant les échanges autour de l’agriculture locale et des produits fermiers, sans compromettre le bien-être des animaux.
Comment soutenir la ferme en dehors de Pâques ?
Visites pédagogiques, dégustations, achat de fromage et participation à des ateliers solidaire sont autant de façons de soutenir le travail quotidien de la ferme et de contribuer à une économie locale durable.